Faut-il faire campagne pour Mélenchon?
La rentrée a porté l'élection présidentielle au devant du débat public. Une réflexion, et une citation. La question posée à beaucoup d'anticapitalistes est de savoir si les accords avec Mélenchon sont suffisants pour justifier un soutien actif, si on mets dans la balance des désaccords. C'est la plus vieille question du militantisme : qu'est-ce qui constitue un compromis raisonnable.
D'un côté, il ne peut être question d'oublier les désaccords. Sur des questions telles que le rôle "de la France" dans le monde, ou l'importance de se battre contre l'islamophobie, Mélenchon a souvent des positions très mauvaises, (même si, parmi ceux qui excluent aujourd'hui le vote Mélenchon à cause de son intervention concernant le "burkini" on compte certains qui n'ont jamais voulu combattre activement l'islamophobie).
D'un autre côté, il n'est pas raisonnable de juger la dynamique d ela campagne de Mélenchon sur la base de trois phrases citées hors contexte sur des sujets concernant lesquels Mélenchon a souvent fait preuve de positions fluctuantes voire contradictoires. Et le débat devrait être mené sur un ton fraternel qui rappelle que les résistances nécessaires au projet néolibéral ont besoin aussi d'unite.
La question centrale, et pas facile de trancher dans le détail est de savoir quel serait l'effet d'un bon score Mélenchon sur la confiance et la combativité de notre classe, et sur les néolibéraux de gauche et de droite.
Je partage avec vous une citation de Roger Martelli qui me semble aller dans le bon sens:
"Il n'est pas possible de dire que "le" mouvement "veut", pas plus qu'il veut agir par lui-même que l'idée inverse selon laquelle il attendrait d'être "bien représenté". En fait, dans l'action collective comme dans l'engagement de chaque individu, il y a de la contradiction : on veut agir par soi-même et, parce qu'agir par soi-même, toujours et tout le temps, fatigue et fait peur, on a envie d'être représenté du mieux possible. On veut faire et on veut confier à d'autres le soin de faire. Pas l'un ou l'autre, mais l'un et l'autre.
"Pierre évoque les mouvements anti-loi Travail et Nuit debout. Mais alors, allons jusqu'au bout des réflexions sur ces expériences. Les mouvements de la rue ont dit à la fois massivement le besoin d'agir directement, en faisant nombre, "tous ensemble", et la conviction en arrière-plan que, si tout cela ne change rien à l'ordre politique, l'action collective dans la rue ne sert pas à grand chose. Quant à Nuit debout, ce sont deux aspects que l'on doit retenir et pas un seulement : le désir d’intervenir par soi-même, sans attendre que les forces politiques donnent la "ligne" et la difficulté à élargir numériquement et à installer dans la durée organisée le désir précédemment cité. Là encore, l'un et l'autre et pas l'un ou l'autre... Et si cela ne s'est pas fait complètement, ce 'est pas parce que les "méchants" l'ont empêché, ou parce que les "bons" n'ont pas fait assez. C'est d'abord parce que c'est compliqué, volatile, expérimental. Ne rejouons pas aux directions communistes du passé : si les résultats ne sont pas bons, disaient-elles, c'est parce que les ennemis ont été pernicieux ou parce que les militants n'ont pas bien compris la ligne...
"Il ne faut pas séparer mais il ne faut pas non plus confondre la longue durée et le temps court, l'horizon et l'immédiat. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Tout point de vue excluant, qui contourne la contradiction, est inopérant : "l'européisme" et le "souverainisme", le "fédéralisme renforcé" et le "Lexit", le "mouvementisme" et l'exaltation partisane, le "laïcisme" et le "communautarisme". On ne doit pas confondre l'idée que la "forme parti" est obsolète et l'affirmation que les partis ne servent plus à rien, l'idée que la "représentation" a quelque chose de dépassé et la conviction que l'élection de représentants est un piège.
"Nous sommes dans une nation politique, avec tout ce que cela charrie de positif et de négatif. On peut penser que la succession d'élections essouffle, mais allez trouver une souveraineté populaire où l'on ne vote pas, et souvent ! Et que l'on ne me dise pas que le tirage au sort est la solution (ni d'ailleurs qu'il n'est en aucun cas "la" solution)... Que cela plaise ou non, que l'on ait manifesté aujourd'hui ou pas, que l'on ait été "Nuit debout" ou qu'on l'ait observé avec plus ou moins de sympathie, l'élection présidentielle va marquer massivement (j'insiste sur l’adverbe) l'espace politique et les représentations. Donc on ne peut pas contourner la question de savoir dès maintenant ce que l'on fait. "Dès maintenant", parce qu'il ne sert à rien de continuer à penser qu'une martingale heureuse va sortir du paysage existant. On aura tout entendu : on fait des primaires ou on n'en fait pas, de toute la gauche, de la seule gauche d'alternative, avec les frondeurs, sans les frondeurs, sans les partis, avec un(e) représentant(e) du mouvement social...
"A l'arrivée, on sait en gros quelle sera la distribution des rôles. Le président du groupe socialiste au Sénat a dit ouvertement ce que tout le monde sait : Hollande sera candidat. Et Christiane Taubira elle-même, avec son aura, lui balise le chemin. En tout état de cause, il y aura un candidat social-libéral : Hollande le plus vraisemblablement, Macron sur le banc des remplaçants. Il y aura des candidats LO et NPA, a priori une candidature EE-LV. Et Mélenchon... Sauf à ajouter une candidature supplémentaire, le panorama est en place. Avec une certitude : il n'y aura pas une candidature unique de "la" gauche et tout discours qui fait "comme si" (Cf Fête de l'Huma) commence à faire sourire... ou à irriter
"On peut penser que "l'offre" est insuffisante, mais sauf pneumonie galopante et aggravée, elle en restera à peu près là. Il n'y a donc pas d'autre possibilité que de choisir dans cet ensemble. Pour moi, le risque le plus important est que l'on tourne le dos à 2012 et que l'on revienne à la case départ. Or la case départ, c'est 2007 (Christian Picquet en a tiré la conclusion : il appelle à voter Marie-George Buffet... Pardon : pour une candidature communiste). Je ne nous vois pas revivre ce cauchemar, qui en a usé quelques uns, et pas des pires...
"Le seul choix qui va dans la continuité est celui de Mélenchon. Ce n'est pas le Mélenchon du Front de gauche. Pas d’abord parce qu'il ne le veut pas, mais parce que le Front de gauche s'est étiolé. Cela dit, dans les représentations communes, il est associé au Front de gauche. Et c'est le seul avec lequel on ait mené toutes les campagnes décisives depuis 2003. Il dit que "la France insoumise" est à la fois le pivot de sa campagne et la possibilité d'un mouvement politique ultérieur. On n'est pas obligé d’acquiescer. Il y a dans le Mélenchon 2017 beaucoup de choses qui continuent 2012 ; on peut aussi y trouver d'autres choses qui sont parfois du Mélenchon de toujours, mais qui s"écartent du commun de 2012. On peut donc décider de voter Mélenchon et d'être "mélenchoniste". On peut très bien - rien de répréhensible à cela - voter Mélenchon, ne pas être "mélenchoniste" et se dire de la "France insoumise". Pour ce qui me concerne, j'entends voter Mélenchon, sans être "mélenchoniste" et sans être du mouvement "la France insoumise". C'est à ce titre, je le dis franchement, que j'ai signé l'appel récent du "faisons front commun". Je crois qu'il importe désormais que s’affirme aux côtés de Mélenchon (aux côtés, pas derrière...) la plus large diversité de la palette de nos sensibilités, que le candidat décide de les fédérer activement (il faut encore le lui demander explicitement) ou qu'il continue de dire cela seulement qui lui convient aujourd'hui. Quelles que soient les contraintes et les pesanteurs d'une présidentielle, le sens du vote Mélenchon ne devra pas être seulement celui que le candidat entendra lui donner, mais aussi celui que nous voudrons ensemble lui conférer.
"Cela ne s'oppose pas à un travail plus patient et plus global de refondation sociale et politique. Mélenchon dit désormais que son horizon n'est plus celui de droite-gauche, mais "peuple-élites". Il rêve plus ou moins de Podemos (lequel ?) et fait du "eux-nous" et du "populisme de gauche" de Chantal Mouffe son horizon. Ce n'est pas le mien ? Et alors : qui est sûr à 100 % de l'horizon stratégique et est-ce une condition sine qua non pour se rassembler ? Ce qui compte dans l'immédiat est simple : en 2017, on peut à ce jour être à peu près sûr que le désir de mettre une claque de gauche au social-libéralisme transitera principalement par le vote Mélenchon. Qu'on croit à "la gauche" ou que l'on n'y croit plus, qui d'entre nous pourrait nier que c'est désormais un passage obligé pour relancer l'espérance ?
D'un côté, il ne peut être question d'oublier les désaccords. Sur des questions telles que le rôle "de la France" dans le monde, ou l'importance de se battre contre l'islamophobie, Mélenchon a souvent des positions très mauvaises, (même si, parmi ceux qui excluent aujourd'hui le vote Mélenchon à cause de son intervention concernant le "burkini" on compte certains qui n'ont jamais voulu combattre activement l'islamophobie).
D'un autre côté, il n'est pas raisonnable de juger la dynamique d ela campagne de Mélenchon sur la base de trois phrases citées hors contexte sur des sujets concernant lesquels Mélenchon a souvent fait preuve de positions fluctuantes voire contradictoires. Et le débat devrait être mené sur un ton fraternel qui rappelle que les résistances nécessaires au projet néolibéral ont besoin aussi d'unite.
La question centrale, et pas facile de trancher dans le détail est de savoir quel serait l'effet d'un bon score Mélenchon sur la confiance et la combativité de notre classe, et sur les néolibéraux de gauche et de droite.
Je partage avec vous une citation de Roger Martelli qui me semble aller dans le bon sens:
"Je crois que, si nous voulons avancer, il nous faut renoncer aux appréciations unilatérales. Il n'y a pas d'un côté un "bon" peuple qui ne veut pas se laisser manipuler et, de l'autre, des "experts" qui veulent lui imposer leurs idées. Il n'y a pas un peuple qui veut intervenir par lui-même et une pratique instituée qui veut à tout prix l'en empêcher.
A dire vrai, "le" peuple n'existe pas, pas plus que "le" mouvement : tout simplement parce que peuple et mouvement sont à constituer. Il y a des catégories populaires qui existent objectivement, mais le peuple politique (la représentation que les catégories populaires se font d'elles-mêmes) n'existe pas sans pratique politique organisée et durable et sans projet global. Il y a de l'action sociale, mais le mouvement social n'existe pas sans l'ensemble des médiations organisées qui lui donnent de la cohérence et du sens dans la durée.
"Il n'est pas possible de dire que "le" mouvement "veut", pas plus qu'il veut agir par lui-même que l'idée inverse selon laquelle il attendrait d'être "bien représenté". En fait, dans l'action collective comme dans l'engagement de chaque individu, il y a de la contradiction : on veut agir par soi-même et, parce qu'agir par soi-même, toujours et tout le temps, fatigue et fait peur, on a envie d'être représenté du mieux possible. On veut faire et on veut confier à d'autres le soin de faire. Pas l'un ou l'autre, mais l'un et l'autre.
"Pierre évoque les mouvements anti-loi Travail et Nuit debout. Mais alors, allons jusqu'au bout des réflexions sur ces expériences. Les mouvements de la rue ont dit à la fois massivement le besoin d'agir directement, en faisant nombre, "tous ensemble", et la conviction en arrière-plan que, si tout cela ne change rien à l'ordre politique, l'action collective dans la rue ne sert pas à grand chose. Quant à Nuit debout, ce sont deux aspects que l'on doit retenir et pas un seulement : le désir d’intervenir par soi-même, sans attendre que les forces politiques donnent la "ligne" et la difficulté à élargir numériquement et à installer dans la durée organisée le désir précédemment cité. Là encore, l'un et l'autre et pas l'un ou l'autre... Et si cela ne s'est pas fait complètement, ce 'est pas parce que les "méchants" l'ont empêché, ou parce que les "bons" n'ont pas fait assez. C'est d'abord parce que c'est compliqué, volatile, expérimental. Ne rejouons pas aux directions communistes du passé : si les résultats ne sont pas bons, disaient-elles, c'est parce que les ennemis ont été pernicieux ou parce que les militants n'ont pas bien compris la ligne...
"Il ne faut pas séparer mais il ne faut pas non plus confondre la longue durée et le temps court, l'horizon et l'immédiat. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Tout point de vue excluant, qui contourne la contradiction, est inopérant : "l'européisme" et le "souverainisme", le "fédéralisme renforcé" et le "Lexit", le "mouvementisme" et l'exaltation partisane, le "laïcisme" et le "communautarisme". On ne doit pas confondre l'idée que la "forme parti" est obsolète et l'affirmation que les partis ne servent plus à rien, l'idée que la "représentation" a quelque chose de dépassé et la conviction que l'élection de représentants est un piège.
"Nous sommes dans une nation politique, avec tout ce que cela charrie de positif et de négatif. On peut penser que la succession d'élections essouffle, mais allez trouver une souveraineté populaire où l'on ne vote pas, et souvent ! Et que l'on ne me dise pas que le tirage au sort est la solution (ni d'ailleurs qu'il n'est en aucun cas "la" solution)... Que cela plaise ou non, que l'on ait manifesté aujourd'hui ou pas, que l'on ait été "Nuit debout" ou qu'on l'ait observé avec plus ou moins de sympathie, l'élection présidentielle va marquer massivement (j'insiste sur l’adverbe) l'espace politique et les représentations. Donc on ne peut pas contourner la question de savoir dès maintenant ce que l'on fait. "Dès maintenant", parce qu'il ne sert à rien de continuer à penser qu'une martingale heureuse va sortir du paysage existant. On aura tout entendu : on fait des primaires ou on n'en fait pas, de toute la gauche, de la seule gauche d'alternative, avec les frondeurs, sans les frondeurs, sans les partis, avec un(e) représentant(e) du mouvement social...
"A l'arrivée, on sait en gros quelle sera la distribution des rôles. Le président du groupe socialiste au Sénat a dit ouvertement ce que tout le monde sait : Hollande sera candidat. Et Christiane Taubira elle-même, avec son aura, lui balise le chemin. En tout état de cause, il y aura un candidat social-libéral : Hollande le plus vraisemblablement, Macron sur le banc des remplaçants. Il y aura des candidats LO et NPA, a priori une candidature EE-LV. Et Mélenchon... Sauf à ajouter une candidature supplémentaire, le panorama est en place. Avec une certitude : il n'y aura pas une candidature unique de "la" gauche et tout discours qui fait "comme si" (Cf Fête de l'Huma) commence à faire sourire... ou à irriter
"On peut penser que "l'offre" est insuffisante, mais sauf pneumonie galopante et aggravée, elle en restera à peu près là. Il n'y a donc pas d'autre possibilité que de choisir dans cet ensemble. Pour moi, le risque le plus important est que l'on tourne le dos à 2012 et que l'on revienne à la case départ. Or la case départ, c'est 2007 (Christian Picquet en a tiré la conclusion : il appelle à voter Marie-George Buffet... Pardon : pour une candidature communiste). Je ne nous vois pas revivre ce cauchemar, qui en a usé quelques uns, et pas des pires...
"Le seul choix qui va dans la continuité est celui de Mélenchon. Ce n'est pas le Mélenchon du Front de gauche. Pas d’abord parce qu'il ne le veut pas, mais parce que le Front de gauche s'est étiolé. Cela dit, dans les représentations communes, il est associé au Front de gauche. Et c'est le seul avec lequel on ait mené toutes les campagnes décisives depuis 2003. Il dit que "la France insoumise" est à la fois le pivot de sa campagne et la possibilité d'un mouvement politique ultérieur. On n'est pas obligé d’acquiescer. Il y a dans le Mélenchon 2017 beaucoup de choses qui continuent 2012 ; on peut aussi y trouver d'autres choses qui sont parfois du Mélenchon de toujours, mais qui s"écartent du commun de 2012. On peut donc décider de voter Mélenchon et d'être "mélenchoniste". On peut très bien - rien de répréhensible à cela - voter Mélenchon, ne pas être "mélenchoniste" et se dire de la "France insoumise". Pour ce qui me concerne, j'entends voter Mélenchon, sans être "mélenchoniste" et sans être du mouvement "la France insoumise". C'est à ce titre, je le dis franchement, que j'ai signé l'appel récent du "faisons front commun". Je crois qu'il importe désormais que s’affirme aux côtés de Mélenchon (aux côtés, pas derrière...) la plus large diversité de la palette de nos sensibilités, que le candidat décide de les fédérer activement (il faut encore le lui demander explicitement) ou qu'il continue de dire cela seulement qui lui convient aujourd'hui. Quelles que soient les contraintes et les pesanteurs d'une présidentielle, le sens du vote Mélenchon ne devra pas être seulement celui que le candidat entendra lui donner, mais aussi celui que nous voudrons ensemble lui conférer.
"Cela ne s'oppose pas à un travail plus patient et plus global de refondation sociale et politique. Mélenchon dit désormais que son horizon n'est plus celui de droite-gauche, mais "peuple-élites". Il rêve plus ou moins de Podemos (lequel ?) et fait du "eux-nous" et du "populisme de gauche" de Chantal Mouffe son horizon. Ce n'est pas le mien ? Et alors : qui est sûr à 100 % de l'horizon stratégique et est-ce une condition sine qua non pour se rassembler ? Ce qui compte dans l'immédiat est simple : en 2017, on peut à ce jour être à peu près sûr que le désir de mettre une claque de gauche au social-libéralisme transitera principalement par le vote Mélenchon. Qu'on croit à "la gauche" ou que l'on n'y croit plus, qui d'entre nous pourrait nier que c'est désormais un passage obligé pour relancer l'espérance ?
"Un tout dernier point. Soutenir Mélenchon dans cette optique implique que l'on assume des désaccords avec lui. Mais je ne crois pas que notre spécificité passera par l'énoncé périodique de ce qui nous déplait. D'abord parce que l’exercice sera de plus en plus difficile au fur et à mesure que la campagne s'intensifiera (sauf à décider de soutenir JLM comme la corde soutient le pendu...) et parce qu'il y a sur le fond un autre enjeu. L'ossature d'un projet de convergence reste dans ses grandes lignes celui de 2012. Mais l'histoire a continué depuis (pas vraiment en bien) et les débats complexes ne manquent pas dans notre espace (migrations, Brexit, laïcité). Sur tous ces points, on peut s'étriper (on sait le faire...) et s'attacher avant toute chose à "marquer les différences". J'ai l'impression que nous gagnerions en responsabilité et en utilité si, sur tous ces points, nous apparaissions les uns et les autres comme ceux qui, sur la base des débats non consensuels nécessaires, sommes attentifs à déboucher sur de la mise en commun. Dans ce cas, notre spécificité n'est pas dans nos écarts, mais dans notre souci du commun. Et le commun n'est ni la promotion de l'unique ni la juxtaposition des différences."
Comments
Post a Comment